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Faible T3 attendu pour les entreprises européennes, des surprises favorables possibles
information fournie par Reuters 16/10/2024 à 08:00

Les analystes ont abaissé les prévisions de résultats pour les entreprises européennes au rythme le plus rapide en sept mois cette semaine, suggérant la possibilité de surprises à la hausse, tandis que des chiffres moins bons que prévu pourraient ne pas être sanctionnés sévèrement grâce à des perspectives mondiales jugées plus favorables.

Les résultats au troisième trimestre devraient progresser de 3,7% sur un an, selon des données LSEG, soutenus par les secteurs des matériaux, des entreprises de services collectifs et financières.

Le ratio entre les relèvements et les abaissements des prévisions de résultats des analystes est au plus haut depuis février pour les entreprises européennes, la croissance économique de la région demeurant atone.

"Les attentes se sont légèrement calmées, en particulier à cause du ralentissement économique", estime Frédérique Carrier, responsable de l'investissement chez RBC Wealth Management.

"Si ces chiffres sont meilleurs qu'attendu, je pense que le marché réagira positivement", ajoute-t-elle.

La saison des résultats bat son plein cette semaine, LVMH LVMH.PA et ASML ASML.AS ayant publié leurs chiffres mardi.

Au second trimestre, les mauvaises surprises avaient été plus fortement sanctionnées qu'elles ne l'étaient historiquement. Certains analystes estiment pourtant que les choses seront différentes ce trimestre, les investisseurs devenant plus optimistes sur les perspectives de croissance mondiale.

"Les investisseurs n'hésitent pas à ignorer la faiblesse de la Chine", constate Georges Debbas, responsable de la stratégie action européennes et dérivés chez BNP Paribas.

La Chine est un marché clé pour de nombreuses entreprises européennes et les dernières mesures de soutien annoncées par Pékin font espérer une reprise de la deuxième économie mondiale.

La bonne santé de l'économie chinoise est importante pour les entreprises européennes, plus dépendantes de leurs exportations que les entreprises américaines.

De nombreux investisseurs annoncent demeurer prudents et attendre davantage de détails sur les plans de soutien chinois.

"Il y aura un espoir que les plans de soutien chinois soutiendront les entreprises qui souffrent de la faible consommation chinoise", estime Josephine Cetti, stratège en chef chez Nordea.

"Mais je ne crois pas que les entreprises changeront leurs projections d'après ce que nous avons vu, car rien de concret n'a encore été annoncé", ajoute la stratège.

VALORISATIONS

Les secteurs du luxe et de l'automobile sont durement touchés par la faiblesse de l'économie chinoise.

Les investisseurs se sont détournés du secteur automobile européen .SXAP , malgré des valorisations proches de leurs plus bas car la croissance des volumes a ralenti et la compétition chinoise s'est accrue.

"Cela fait des années que le secteur auto est ininvestissable", juge Eddie Kennedy, responsable de la gestion discrétionnaire chez Marlborough, qui évoque des investissements en capital élevés, des marges faibles et une forte compétition.

Plus largement, les valorisations faibles et le positionnement modéré sur les actions européennes offre des opportunités.

Si le Stoxx 600 est proche de ses plus hauts, l'écart entre le ratio prix-bénéfices des entreprises européennes et américaines atteint un record, à 37%.

"Les valorisations sont assez intéressantes", constate Ben Ritchie, responsable des actions des marchés développés chez abrdn.

"Je ne crois pas que quelque chose changera ce constat au cours du troisième trimestre".

Le positionnement des investisseurs sur l'Europe est, dans l'ensemble, neutre. Citi relève que les investisseurs sont légèrement vendeurs de contrats à terme sur l'Eurostoxx, ce alors que le positionnement global sur les actions est orienté à la hausse.

"Ce n'est pas comme le S&P 500, qui se négocie à des niveaux de variations très élevés, sur lequel le positionnement est très important et qui est à risque d'une forte correction en cas de mauvaise surprise sur l'intelligence artificielle", relève Georges Debbas.

"En Europe, cela ne sera probablement pas le cas".

(Reportage Samuel Indyk et Medha Singh à Londres ; version française Corentin Chappron, édité par Blandine Hénault)

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